Méthode
Combien coûte une application Power Apps ? Les 7 postes
« Combien ça coûte ? » est la première question, et c'est la bonne. La réponse honnête tient en une phrase : le coût d'une application Power Apps dépend de ce qu'elle fait, de ce à quoi elle se connecte et de qui l'utilise. Ce n'est pas une esquive, c'est une liste. Voici les sept postes qui font varier le prix, puis comment lire un devis, et pourquoi nous travaillons au forfait, prix fixé au cadrage.
Les sept postes qui font le prix d'une application Power Apps
- Le périmètre. Combien de processus l'application couvre-t-elle ? Une demande de congés, c'est un formulaire, une validation et un calendrier. Un suivi d'affaires, ce sont des clients, des devis, des relances et des indicateurs. Le périmètre est le premier multiplicateur, et c'est lui que le cadrage fige.
- Le nombre d'écrans et leur complexité. Un écran de liste et un formulaire coûtent peu. Un planning avec glisser-déposer, un tableau croisé modifiable ou un écran qui s'adapte à trois rôles différents coûtent nettement plus. Comptez les écrans, mais surtout repérez ceux qui sortent de l'ordinaire.
- Les connexions à vos outils. Envoyer un mail Outlook ou poster dans Teams, c'est standard. Lire votre ERP, votre logiciel de paie ou une API maison, c'est un connecteur premium ou un développement spécifique, avec des tests d'intégration. Chaque connexion s'estime à part.
- Les données. Partir d'une base propre ou d'un fichier Excel plein de doublons, ce n'est pas le même travail. Le nettoyage et la migration de l'existant sont un poste à part entière, et le choix entre SharePoint et Dataverse change à la fois l'effort et les licences.
- Les règles métier. Un circuit de validation à deux niveaux, des droits différents par service, des calculs de tarif avec exceptions : chaque règle se conçoit, se code et se teste. C'est souvent le poste le plus sous-estimé, parce que les règles sont dans la tête des gens.
- Les licences Microsoft. Elles ne sont pas dans le devis du prestataire, mais elles font partie du coût. Avec les connecteurs standard et des données dans SharePoint, vos licences Microsoft 365 suffisent. Avec Dataverse ou un connecteur premium, comptez une licence Power Apps par utilisateur, de l'ordre de 20 euros par utilisateur et par mois pour la licence complète, moins pour une licence limitée à une application, à vérifier sur la grille Microsoft du moment. Notre article sur ce qui est inclus et ce qui est premium vous aide à l'anticiper.
- La maintenance. Une application vit : Microsoft met à jour la plateforme, vos processus changent, un utilisateur trouve un cas non prévu. Prévoyez soit une maintenance au forfait, soit un référent interne formé.
Ce qui ne coûte rien, ou presque
Autant le dire aussi. Pas d'hébergement à payer : l'application tourne dans votre Microsoft 365. Pas de serveur, pas de sauvegarde à organiser, pas d'abonnement à un éditeur tiers. Et les données restent chez vous. C'est ce qui rend une application Power Apps souvent moins chère sur trois ans qu'un logiciel du marché, surtout quand elle en remplace deux ou trois.
Comment lire un devis d'application Power Apps
Un devis se lit comme un périmètre, pas comme un prix. Voici les questions à poser.
- Le périmètre est-il écrit, écran par écran et règle par règle ? Un devis qui dit « application de gestion des interventions » sans détail n'engage à rien.
- Qu'est-ce qui est exclu ? Nettoyage des données, migration de l'historique, formation, licences : chaque poste doit être nommé, inclus ou non.
- Qui teste ? Si la recette repose entièrement sur vous, sans accompagnement, prévoyez le temps de vos équipes.
- Que couvre la garantie, et pendant combien de temps ? Un bug fonctionnel corrigé sans facture pendant une période donnée, c'est le minimum.
- Qui possède l'application ? Elle doit être dans votre tenant, à votre nom, avec sa documentation. Vous devez pouvoir changer de prestataire.
- Est-ce une régie (des jours facturés au fil de l'eau) ou un forfait (un prix pour un périmètre) ?
Régie ou forfait : qui porte le risque
En régie, vous payez des jours. Si le projet dérape, vous payez plus. Le risque est chez vous. Au forfait, le prestataire s'engage sur un prix pour un périmètre écrit. Si son estimation était trop courte, c'est son problème, pas le vôtre. Le risque est chez lui.
Un forfait sérieux suppose donc un cadrage sérieux. On ne peut pas s'engager sur un prix sans avoir vu le processus, les données et les utilisateurs. C'est pour cela que le prix se fixe au cadrage, jamais avant. Un cadrage de deux à trois jours produit le périmètre écrit, la maquette et le chiffrage ferme de la réalisation. Vous décidez ensuite avec un prix connu, ou vous repartez avec le cadrage pour le faire réaliser ailleurs.
Ce que vous pouvez faire dès maintenant
Décrivez votre besoin en dix lignes : qui saisit, qui valide, à quoi ça se connecte, combien de personnes l'utilisent. Comptez les règles que vous connaissez. Regardez si vos données sont dans une base propre ou dans un tableur qui a vécu. Avec ces éléments, un prestataire peut vous dire dans quelle famille de projet vous êtes, avant même de chiffrer. Notre pré-cadrage en ligne pose exactement ces questions, en quelques minutes.
À retenir
- Sept postes font le prix : périmètre, écrans, connexions, données, règles, licences, maintenance.
- Les licences Microsoft ne sont pas dans le devis du prestataire, mais dans votre coût total.
- Un devis se lit comme un périmètre écrit, avec ses exclusions, sa garantie et la propriété de l'application.
- Au forfait, le risque de dérapage est chez le prestataire ; c'est pour ça que le prix se fixe après cadrage.